Histoire D'Oran

Publié le par Les Péripéties de Marie

Née à Oran en 1955 , fille de pieds noirs nés eux même en Algérie , petite fille et arrière petite fille de grand-parents et aïeuls Espagnol de la région de Altéa Alicante, Genalguacil Malaga et Alméria.

Il m’est difficile de vous raconter l’histoire de l’Algérie de mémoire étant arrivée en France en 1962 à l’age de sept ans.

Je vais seulement vous faire part de mes recherches et des anecdotes de la famille.

ORAN : Ouahran en arabe

Oran , ville portuaire d’Algérie, important site préhistorique, la ville est fondée au Xe siècle par les Andalous.

Oran , ville portuaire d’Algérie, important site préhistorique, la ville est fondée au Xe siècle par les Andalous.

Située au fond d’une baie, sur les deux rives de l’oued Rehhi, dominée par les monts de l’Aïdour, elle est conquise par les armées espagnoles du cardinal Ximénès Cisnérone et du général Pedro Navarro en 1509. Ces derniers sont remplacés en 1708 par les Turcs du Bey Mustapha ben Youssef, fondateur de la ville de Mascara pour un intermède de 24 ans. Oran demeure garnison espagnole jusqu'en 1791.

Le 4 janv. 1831, le général Danrémont entre dans Oran. Le 17 août, le général Faudoas y installe une garnison, dont le 4e bataillon de Légion (Espagnols). Les troupes de la garnison, sous les ordres du général Boyer, font l’objet de combats sporadiques de la part des rebelles. Le 11 nov., 3.000 cavaliers et 1.000 fantassins sont sous les murs de la ville. La garnison, dont le 4e bataillon formé avec les Espagnols), commandé par le chef de bataillon Cros d’Avenas fait partie, repousse l’attaque. Madhi el Din, déclare que son âge l’empêche de remplir correctement sa mission et proclame son fils sultan des Arabes. Ce dernier a 24 ans.

Oran devient une tête de ligne de la pénétration du Sud Oranais. Le 31 janv. 1838, la ville est érigé en commune de plein exercice. Elle est décimée par une épidémie de choléra en 1849.

10 forts ceinturent la ville : la vieille Casbah, reconstruite vers 1509 sur les ruines d’une fortification érigée en 903 ; le Château-Neuf ou bordj el-Mehal ou encore bordj el-Ahmar, la résidence des beys puis l’hôtel de la division militaire ; le fortin ou lunette Saint-Louis datant du XVIe siècle ; la Mona ou Lamoune ; Sainte-Thérèse, Saint Philippe ou fort des Beni Zeroual, Saint Grégoire, réparé en 1845 par les Français pour en faire une prison militaire ; Saint-André ou bordj el-Djedid ou bordj el-Sbahihïa (le fort des spahis), remis en état en 1831 ; Santa-Cruz, ancienne prison restaurée de 1856 à 1860 et le réduit Sainte-Barbe, prison indigène.

Un recensement de l’époque de l'arrivée des Français, donne 3.200 habitants. En 1962 elle en dénombre 400.000.

Vers 1935, le Petit dépôt devient le passage obligé des nouvelles recrues ou des légionnaires en provenance de la métropole. À près la Seconde Guerre mondiale, le petit dépôt d’Oran reste la base de transit de toute la Légion et ce jusqu’en 1962.

En 1943 les armées alliées décident de regrouper les corps des soldats tués. Un terrain communal de 81.800 m2, près d’un petit lac à l’est de la ville, est mis à disposition. Environ 10.000 dépouilles y sont ensevelies. En 1946, les soldats américains morts au champ d’honneur sont exhumés et rapatriés sur les Etats-Unis et sur la nécropole de Bône.

L’organisation spéciale, organisme clandestin fondée sur les instance de Messali Hadj par Aït Ahmaed, attaque la Poste pour se procurer des fonds en 1949

En 1965, le cimetière du Petit Lac est cédé à la France. L’ambassadeur, décide alors de regrouper, autant se faire que peut, toutes les sépultures militaires françaises d’Algérie. 20.830 tombes isolées ou collectives sont regroupées dans ce lieu et à Sidi bel-Abbès, Alger, et Tlemcen et Eckmühl

1952. Le 1er mai, des émeutes secouent la ville. Txt CRY

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Brève histoire d'Oran

Domination Arabe:

Après sa création en 902 par les marins andalous, Oran devient un perpétuel objet de conflit entre Omeyyades d'Espagne et Fatimides de Kairouan. Elle est plusieurs fois détruite pour renaître chaque fois de ses cendres, fatimide ou omeyyade, sur fond d'alliances complexes changeant sans cesse avec les tribus berbères locales: Azadjas, Maghraouas, Ifrides ou Sanhadjas….
La période la plus trouble dure jusqu’en 1016 lorsque la ville devient Omeyyade. En 1081, c’est l’avènement de l’empire almoravide dont le règne finit en 1145 à Oran même où se produit la dernière confrontation avec les Almohades et où meurt le dernier prince almoravide, Tachfine, sur la route de Mers El Kébir en essayant de gagner le port où il devait embarquer pour l’Andalousie. Avec le début du 13ème siècle c’est la constitution des royaumes de l’est et de Tlemcen sur le corps de l’empire Almohades tandis qu’au Maroc, les Mérinides commencent à prendre du terrain sur l’autorité de l’empire. Le royaume zeyanide de Tlemcen, dont font partie Oran et sa province, est alors pris en étau entre les Hafcides de l’est et les Mérinides de l’ouest. Durant toute cette période violente, Oran constitue chaque fois le motif essentiel des conflits, en tant que principal port du royaume de Tlemcen et l’un des carrefours primordiaux des relations commerciales du bassin méditerranéen On sait que les Mérinides vont, à un certain moment, jusqu’à proposer la paix avec Tlemcen à condition de continuer de garder Oran. Durant toute cette période aussi, la ville d’Oran sera tour à tour et plusieurs fois de suite, zeyanide, Mérinide, hafcide. Le premier siège Mérinide d’Oran a lieu en 1296, et la dernière tentative des rois de l’ouest de rependre Oran a lieu en 1368 sous le roi zeyanide Abou Hammou Moussa II. Suit alors une longue période Tragique marquée par les luttes intestines au sein du royaume de Tlemcen pour la succession au tronc jusqu’en 1425 lorsque le sultan hafcide Abou Farés, qui reprend tout le Maghreb central, désigne Abou El Abbés, dernier fils de Abou Hammou ll, à la succession. Mais la brouille zeyanide ne s’arrête pas pour autant le gouvernement de la ville d’Oran fait aussi l’objet de convoitise au sein de la famille zeyanide. De ce fait. la ville constitue chaque fois un foyer de résistance à la cour de Tlemcen, comme une sorte de principauté indépendante se gouvernant seule et librement. C’est sans doute à la faveur de ces dissensions et ces déchirements continus. qui affaiblissent le royaume. que se fait la prise d’Oran par les Espagnols en 1509.
 
 Domination espagnole :
Cela commence par un massacre et se termine par un tremblement de terre.
Entre les deux événements près de trois siècles se sont écoulés. 1509, après l'occupation de Mers-el-Kebir quatre années auparavant, les troupes espagnoles, levées par le cardinal Francisco Jiménes de Cisneros, s'attaquent à Oran, s'assurent d'elle entièrement après avoir passé une bonne partie de sa population au fil de l'épée et transforment aussitôt les plus belles mosquées de la ville en églises.
Il y a du ressentiment à la base de cette entreprise, mais aussi une ambition stratégique : faire de l'Oranie un réservoir alimentaire pour l'Espagne et contrôler durablement la partie occidentale des côtes algériennes.
 
La conquête d'Oran par les Espagnols conduits
par le Cardinal Cisneros, en mai 1509
 
Deux objectifs, deux échecs. Ce rêve orgueilleux ne pourra jamais prendre quelque consistance. Et la longue occupation espagnole, n'assurera jamais une domination réelle au delà des forteresses continuellement attaquées. Quand a la prétention de faire de cette région un grenier à blé pour la péninsule, elle apparut bien vite pour ce qu'elles étaient, une illusion, car derrière les forteresses les troupes espagnoles ont plus compté sur quelque chargement salvateur, venant de Malaga ou de Carthagène que sur ce qu'elles pouvaient arracher aux terres et au tribus de la région qu'elles surveillaient, peu ou prou, de leurs remparts. C'est ainsi que le comte d'Alcaudète fait dire à l'un de ses messagers parti en 1535 pour la cour " j'ai eu plus de peine à défendre ces deux places contre la faim que contre l'ennemi".En prés de trois siècles, la place d'Oran eut à subir dix grand sièges qui durèrent de quelque semaines à quelques mois, mais en vérité, chaque année ou presque connaissait ses deux ou trois petites attaques de harcèlement. L'image du "pieux et vaillant guerrier espagnol " était réduite au syndrome de l'assiégé s'inquiétant de l'épuisement des vivres et des munitions et toujours guettant l'arrivée de secours incertains par mer.
 
La première libération d'Oran s'est faite en 1705 par le Bey Bouchelagham qui en fit le siége du beylick. Mais cette libération est de courte durée puisque les Espagnols reprennent la ville en 1732 avec une flotte plus importante que la première. Néanmoins, cette seconde implantation espagnole s'avère plus difficile que la précédente. Elle prend fin en 1792, un 8 octobre. Ce jour-là, la ville espagnole est assiégée par Mohamed ben Othman, dit Mohamed El Kébir.
Au cours de la première nuit du siége, un tremblement de terre détruit Oran, et Mohamed El Kébir, qui aurait pu prendre la ville sans coup férir, préfère laisser les Espagnols enterrer leur morts et soigner leurs blessés. Des négociations vont s'ouvrir qui durent toute une année pendant laquelle les Espagnols cherchent à se maintenir par des renforts. Mais le 12 septembre, le Bey propose un traité au roi Charles IV, que celui-ci se trouve alors obligé de signer. Début 1792 enfin, les Espagnols quittent définitivement Oran.

La mosquée du pacha
Construite par le Bey Mohamed ben Othman, dit Mohamed El Kébir,
la mosquée était dédiée au Dey d'Alger. Ses fondations égaleraient la hauteur de son minaret.

L'incapacité des Espagnols à pénétrer à l'intérieur des terres et à s'y maintenir a toujours été une constante de leur présence en Oranie. Ainsi, leur occupation de la côte oranaise, déjà onéreuse, s'est finalement révélée vaine. La preuve en est que, mis à part des murailles encore debout ou effondrées, il n'en reste pas grand chose dans la mémoire de la ville, sauf quelques survivances dans le langage des Oranais et, parmi elles, cette expression tellement significative des misères endurées par les Espagnols cantonnés dans Oran.

A ce jour, en effet, pour marquer la distance et l'éloignement, on dit de quelqu'un qu'il habite Cartajena. Carthagène, le port Espagnol d'où les vivres, les munitions et les secours ne vinrent jamais à temps quand ils vinrent…
Les successeurs de Mohamed El Kébir au Beylick de l'ouest, dont Oran est le siège, sont Othman, Hocine El Manzali, Mohamed Mékallèche, tous trois fils de Mohamed El Kébir, puis Hocine El Manzali encore une fois, ensuite Mohamed Errikid, frère de Mohamed El Kébir, qui sera connu sous la nom de Boukabous, ensuite Ali Kara Bargli, gendre de Mohamed El Kébir,enfin Hassan, ancien cuisinier de Othman.
Hassan gouverne le beylick jusqu'en 1830 quand, après la prise d'Alger par l'armée française, une escadre commandée par le capitaine de Bourmand, rentre à Mers-El-Kébir. Après quelque jours de négociations, Hassan remet sa lettre de soumission. Mais la prise réelle de la ville se fait en janvier 1831 par le général Damrémont qui ne trouve sur place que 2750 habitants, dont 2500 juifs. Le 7 janvier de cette année, le Bey Hassan est autorisé à partir à la Mecque avec sa famille et ses biens.
Ziad Salah
http://www.algerianie.com/M%E9moire/Histoire.htm#Oran
Avec l'autorisation de A. Chalabi, webmaster de TasacoraSigweb, mai 2003
La mosquée du pacha
L'un des plus vieux monuments de la ville, construit en 1795 par les fidèles. En bas à droite de la photo, la maison du dernier bey d'Oran

         
Le Monument aux morts D’Oran


Les Arènes D'Oran


Publié dans Généalogie

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